Thursday, May 15, 2008

Taste of summer

Le temps exceptionnel depuis près d'un mois et les longs weekends d'Avril et Mai nous permettent, à S* et moi, de profiter d'activités outdoor telles que barbecues en fôret, skating dans les parcs ou promenades sur la plage. Lundi, nous passons l'après midi a Zaandvort, non loin d'Haarlem, et je suis étonné de traverser une enclave nudiste sur la plage, où gay et straight sont allongés les uns à côté des autres, sans préjugé ni répulsion mutuelle. Cela me rappelle une discussion avec un parisien sur l'absence de véritable quartier gay à Amsterdam, où le terme de "hotspots" gay serait plus approprié. Les gay n'ont pas besoin ici de s'établir dans un ghetto: un bar gay est un bar comme les autres.

Le White Monday était le dernier jour ferié avant Noël aux Pays Bas. Tout le monde espère que le temps va se maintenir jusqu'en Septembre: il n'y a pas de ville plus agréable en été qu'Amsterdam.

Friday, April 25, 2008

Surprise actually

La vraie surprise de cette fameuse semaine, ce fut en réalité le coup de fil de ma propriétaire le vendredi pour m'annoncer qu'elle met en vente l'appartement que je loue, et qu'elle me souhaite parti au 1er Juin. Nouvelle d'autant plus surprenante que je la tanne depuis bientôt deux ans pour acheter ce même appartement, qu'elle avait toujours refusé, et qu'elle était sur le point de prolonger mon bail (initialement de 24 mois) pour une durée indéterminée étant donné la situation. Elle a même terminé la discussion par un timide "Are you still interested in buying it?". J'avoue avoir vu rouge l'espace d'un instant, sous le choc de la nouvelle.

Le fait est que j'aurais pu être intéressé, même après lui avoir versé près de 25k euros de loyer en deux ans, le fait est que je pourrais sans doute lui faire la vie dure, occuper les lieux, faire un sitting, m'enchaîner à un radiateur, mais dans le cas présent, la raison me dicte de canaliser mon énergie à quelque chose de constructif (ie trouver un nouveau logement) plutôt que de m'attacher à celui ci. Ce serait peut être même l'occasion d'emménager pour de vrai avec S*, temporairement, avant qu'on ne s'invente une nouvelle vie, ailleurs.

Wednesday, April 23, 2008

Une surprenante semaine en fait

Et la surprise fut de taille: à 13h j'avais l'impression d'être jetlagged, fatigué, et ma productivité en a pris un sacré coup. A force d'actualiser en vain les pages du Monde et de Libé, j'ai attrapé une cloque à l'index droit et, chose rare, j'ai passé mon après midi à regarder les aiguilles de ma montre avancer lentement, très lentement, trop lentement.

Mon responsable direct étant en visite à Amsterdam, assis presqu'en face de moi au bureau, je ne pouvais décemment pas m'éclipser de façon prématurée, et je me suis même senti obligé de l'accompagner pour une visite dans le redlight district après les heures de boulot histoire de faire bonne figure.

Nous somme maintenant Mercredi, et je constate être sorti avec des collègues trois soirs d'affilée, ce qui est plutôt inhabituel. J'évite en général ce genre de manifestation, mais comme je n'avais pas vu mon boss depuis Septembre, et comme je ne compte pas rester éternellement dans cette boîte (deux ans déjà), cette fois ci pourrait bien être la dernière.

Un dîner est organisé demain, et après cela, de l'eau passera sous les ponts avant que je ne sorte encore avec "la meute". Weekend puis la ribambelle de soirées pour Queensday la semaine prochaine, les jours qui viennent risquent d'être arrosés.

Tuesday, April 22, 2008

Surprenante matinée

Pour une raison inconnue me voilà debout avant 7 heures du matin, c'est vraiment pas normal, puisque je suis plutôt du genre à me lever en retard tous les jours. Je profite même de cette paire d'heures en rab pour faire la vaisselle, une lessive et nettoyer ma salle de bains. Vraiment très inhabituel... je me demande ce que cette journée va bien pouvoir me réserver d'autre comme surprise.

Monday, April 07, 2008

La campagne - Arnhem

En ce Vendredi soir, S* nous réserve un hôtel et parvient à me sortir de ma tour d'ivoire le temps d'un weekend. Nous prenons la route le lendemain midi pour un peu plus d'une heure et nous voilà dans la petite ville d'Arnhem, en bordure du Rhin, non loin de la frontière allemande. L'architecture rappelle un peu Cologne, ou pire Rotterdam: un enchevêtrement d'immeubles construits après guerre. Malgré tout flotte dans la ville une ambiance calme et paisible.

Une visite sous la pluie au Burger Zoo nous permet d'admirer (et de sentir) des pingouins immobiles ou des chimpanzés qui jouent avec leur caca. Je trouve le zoo navrant et voir les animaux sous la pluie m'attriste un peu, seul l'aquarium vaut le détour pour ses immenses murs d'eau derrière lesquels se presse une faune marine agitée et toute en couleurs. En conduisant vers le centre, je me rends compte que la ville est un immense sens unique, et qu'il faut sans cesse prendre de longs détours pour effectuer le moindre trajet.

La vue de la chambre est imprenable, sur la rivière, seule ombre au tableau, la quantité de détritus sur la berge, je suis même fort étonné de voir ça tant je considère la Hollande comme un pays propre où la nature est respectée. Room service pour un dîner tardif, et léger, puis champagne pour se motiver, et nous sortons dans ce qui semble être l'unique établissement gay (friendly) de la ville. La boîte est visiblement récente, très clean, la musique va un peu fort mais la programmation est correcte, et je suis agréablement surpris lorsque le barman nous sert de l'Absolut, au lieu d'une vodka frelatée comme celle que l'on sert souvent à Amsterdam.

Nous rentrons assez tôt, puis profiterons de l'incontournable option de late check out offerte par NH hôtels; sans mentir, de tous les services qu'une chaîne d'hôtels peut offrir, c'est le seul qui pourrait faire de moi un client fidèle. L'option est gratuite et permet de quitter la chambre à 17 heures au lieu de midi. Que du bonheur. La fin d'après midi est ensoleillée et nous faisons un peu de shopping dans les petites rues animées du centre, puis nous reprenons la voiture direction Amsterdam.

Thursday, April 03, 2008

Assez

J'ai du mal à dire si c'était latent ou si ça m'est brusquement apparu mais le fait est là, j'en ai ma claque. Est ce la faute à ces abrutis de clients, aux locaux avec qui j'interagis, à leur langue abominable, à leur manque de goût pur et simple, au climat épouvantable ou est ce à cause de moi? Sans doute les deux.

Mon projet d'investir dans cet appartement ayant été retardé par la faute du vendeur, et peut-être à cause d'un problème de communication avec mon agent, lorsque ce dernier m'a appelé la bouche en coeur pour m'annoncer un rendez vous avec le notaire pour la remise des clés début Mai, je me suis entendu dire "Non". En réponse à ses nombreux coups de téléphone et emails, j'ai dit "Non". A ses demandes d'explications j'ai dit "Non, je vous paierai ce que je vous dois, mais le contrat est caduc". J'en ai éprouvé un indescriptible sentiment de libération.

Ca va me coûter une somme rondelette, mais dans cette course folle à l'appartement de mes rêves j'en avais oublié une des règles essentielles que j'avais établies en arrivant dans ce pays: à tout prix préserver ma liberté. Liberté de rester, liberté de bouger, liberté de dire "Non", liberté de partir.

En regardant autour de moi, je réalise que j'ai obtenu tout ce que je voulais, un appartement agréable, une nouvelle vie, un nouveau pays, un nouveau boyfriend, un salaire confortable. Pourquoi partir? Parce que je ne ferai jamais mieux ici que ce que j'ai accompli ces deux dernières années. Pourquoi rester? Pourquoi rester.

Mon boulot me fatigue, je trime comme un fou pour quelques milliers d'euros chaque mois que je dépense en conneries, en trucs qui m'aident à oublier que je trime comme un fou. Les deux seules raisons qui me motivaient à rester: S* et cette histoire d'appartement. La seconde raison est maintenant de l'histoire ancienne, et S* est prêt à me suivre où que j'aille. Le choix est vite fait.

Je tourne dans Amsterdam et je vois des choses que j'ai vues un millier de fois, des façades que j'ai admirées un millier de fois, je fais les même gestes chaque jour mais dans quel but? Est ce la crise de la trentaine? Qu'est ce qui m'est essentiel finalement dans la vie? Faire ce que j'ai envie, et j'ai envie de partir.

Friday, March 14, 2008

Une belle journée

C'était une très belle journée, qui m'a rappelé les premiers jours de soleil après mon déménagement à Amsterdam, malgré tout un peu gâchée par la gueule de bois. Hier soir, je propose à B* d'aller prendre un verre après le bureau, S* nous rejoindra plus tard et nous finirons la soirée à écumer les bars gay de la ville, moment totalement improvisé et jouissif pour de multiples raisons.

En ce Vendredi, j'ai un peu de mal à me lever, et S* se déclare inapte à aller bosser alors je décide de travailler de chez moi en sa compagnie. La semaine a été remplie au bureau, remplie à résoudre des problèmes qu'un client s'est fait un plaisir de créer pendant mes quinze jours de vacances en Asie. La situation est un peu tendue, même en cette fin de semaine, alors je relis le blog que j'ai écrit en rentrant de voyage:

http://onedayelsewhere.blogspot.com

Vers 18h, j'avise une bouteille de rosé à moitié pleine dans le frigo et me sers un verre, c'est suffisant pour me fatiguer juste un peu mais aussi m'empêcher de m'affaler pour une sieste qui durerait trop longtemps.

Je surfe en travaillant à moitié et les liens m'emmènent vers des sites que j'avais oublié depuis bien longtemps. Excellente façon de passer de la semaine au weekend, en douceur. Je mets ce mix classieux de John Digweed dans le lecteur et finis le rosé pendant que S* bricole sur son ordinateur, mon gros casque rouge sur les oreilles.

Les excès de la veille nous décident à rester chez moi ce soir, et a refréner cette étrange pulsion qui me pousse à sortir sans arrêt et dès que j'en ai l'occasion. J'ai pourtant envie de faire quelquechose de ma soirée, mais je suis incapable de dire quoi exactement.